34 écrivainEs t’aident à écrire ton premier livre

Comment écrire son premier livre ? Si ça te chicote, tu es à la bonne place. Transformes les aiguilles d’angoisse qui gargouillent dans ton ventre en papillons d’excitation en suivant les conseils de 34 écrivainEs jeunesse publiéEs ou autopubliéEs qui ont répondu à la question suivante : Qu’auriez-vous aimé savoir avant d’écrire votre premier livre ?

Merci à la belle communauté du livre jeunesse francophone pour l’accueil chaleureux de ce projet. Lis ci-dessous des réponses pleines d’encouragements, de « tips and tricks » et d’anecdotes.

Ose écrire ton premier livre ! À bas le syndrome de l’imposteur

Le premier roman, le premier poème, la première BD… C’est souvent ce qui est le plus difficile à écrire parce qu’on ne sait pas trop comment s’y prendre.

Et arrive : le syndrome de l’imposteur.

Tout d’un coup, on n’est pas tant certainE d’être si bonNE que ça. Peut-être qu’il nous manque de l’expérience ? Peut-être qu’on n’est pas prêtE ? Ce que les écrivainEs te disent, c’est de foncer.

Fonce et écris ton premier livre sans peur, parce que tu n’es pas seulE, parce que si tu écris avec ton coeur, que tu es passionnéE et que tu as de la persévérance, tu as déjà tout ce qu’il te faut pour commencer.

Merlin, le requin de Margot de Jubécourt en vente sur Etsy

Je ne me suis pas vraiment posé de questions pour l’écriture, et avec le recul je crois que ça ne m’a pas gênée, au contraire. Suivre mon intuition a été ma force. Il n’y a pas de choses précises que j’aurais aimé savoir. Je crois que moins on en sait, plus on ose ! En tout cas, ça a été mon cas. Je ne suis pas sûre qu’en sachant tout ce que je sais aujourd’hui, j’aurais eu l’audace de me lancer.

Il y a peut-être seulement deux choses que je peux citer :

1/ Savoir qu’il existe des maisons à compte d’auteur et qu’il vaut mieux passer son chemin quand on tombe dessus, malgré la déception de devoir refuser leur offre.

2/ Il existe des possibilités innombrables pour publier un livre.

Donc si ça ne marche pas sur une solution, il en reste encore une infinité.

de Jubécourt, Margot

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Le plus important à savoir, c’est que c’est possible d’écrire un livre et d’être publié. Je pense que c’est davantage une question de persévérance que de talent. Une fois que notre texte est terminé et retravaillé, il faut s’attendre à avoir des refus, mais ne pas abandonner. Ce n’est pas facile tous les jours. Nous devons parfois mettre de côté nos autres occupations pour écrire. Il faut aussi se préparer à travailler en équipe et à recommencer. Il se peut que l’éditeur recommande de réécrire autrement le texte ou d’en couper une partie. Nous travaillons ensemble pour livrer la meilleure œuvre possible. Avant que mon premier livre soit publié, je n’étais pas consciente de la promotion que j’aurais à faire. En tant qu’auteure, nous devons participer à des activités ou évènements pour aider à faire connaître notre livre. Mais l’essentiel, comme dans toute chose, c’est de faire ce qu’on aime. De cette façon, nous arrivons à passer à travers chaque étape et à devenir meilleur. 

Gosselin, France

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

J’aurais aimé ne pas me sentir un imposteur et savoir que je me préparais à écrire un manuscrit qui ne serait pas le meilleur au monde, mais qui serait le premier d’une looongue série de romans, de nouvelles et de récits de voyages.

Bouchard, Camille

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Que mon roman n’a pas besoin d’être parfait dès le départ. Un premier jet doit venir du coeur. À cette étape de la création, on se fiche de la syntaxe et des fautes d’orthographe. Ce qui compte, c’est que notre histoire se construise mot après mot, même si c’est un peu (beaucoup) de travers. Une fois que le récit est complet et qu’on a posé le mot FIN, c’est le temps d’utiliser notre tête! On réécrit, on corrige, on ajuste… autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que l’ensemble se tienne bien. Si on m’avait dit cela, je n’aurais pas été aussi intimidée devant mon écran pendant de nombreuses années, c’est certain! 🙂

Laurent, Magali

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Je pense que j’ai trouvé ma voie dans la littérature jeunesse. Mes autres romans touchaient aussi le monde de l’enfance, mais la révélation m’est venue d’Amos Daragon. Il ne faut pas nier aussi que Harry Potter et les films célébrant l’œuvre de Tolkien ont créé une vague sur laquelle ont « surfé » mes romans. Lorsqu’on écrit et que les livres restent sur les tablettes, c’est très démotivant. Il faut avoir la foi pour continuer à croire dans son talent ! Je n’ai pas vécu de grandes noirceurs, simplement de la grisaille qui, aujourd’hui, s’est complètement dissipée.

Perro, Bryan

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Que c’était possible. Que c’est un rêve atteignable. Qu’il y a des maisons d’édition bienveillantes qui parfois, malgré les refus, indiquent aux autrices/auteurs des manuscrits qui n’ont pas été retenus des pistes de réflexion afin qu’iels affinent leur plume.

Ayez confiance en votre voix, elle mérite d’être entendue.

Écrivez pour vous, si l’histoire résonne assez fort dans votre coeur, elle résonnera dans le coeur des lectrices et lecteurs.

Bécotte, Jonathan

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

J’aurais aimé me donner le droit de croire que moi aussi, j’avais ce qu’il fallait pour oser publier un roman un jour. Toute ma jeunesse et surtout à l’adolescence, publier un roman faisait partie de cette liste de rêves un peu dingues, aux côtés de faire l’élevage de licornes et devenir olympienne (alors que j’ai autant de talents en sports qu’un lampadaire). Est-ce que de savoir que c’était possible pour moi de faire de ma passion un métier aurait changé quoi que ce soit à mon parcours? Je ne crois pas. Mais aujourd’hui, 98 publications plus tard, j’aimerais donner à la jeune Émilie cette confiance en moi, qui est venue beaucoup, beaucoup plus tard (et qui se cache encore parfois)!

Rivard, Émilie

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Qu’il faut toujours aller de l’avant ! Croire en nos rêves et foncer. Devenir écrivain fait parti d’un processus. Ça demande du temps, de l’engagement et surtout, de la persévérance. Plus on écrit, plus on se fait corriger (fautes d’orthographe et structure des phrases). Plus on se fait corriger, plus on améliore notre style d’écriture. Un texte n’est jamais parfait. On le travaille au mieux de nos connaissances, et ensuite, on le laisse rejoindre l’imagination de nos lecteurs.

Brassard, Julie

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Cette question, on nous la pose souvent. Est-ce qu’il y a réellement quelque chose que j’aurais aimé savoir avant d’écrire?

Pour ma part, j’ai débuté l’écriture étant très jeune. En effet, à 13 ans, je commençais la coécriture de ma première publication. J’ai eu la chance pour cette première expérience d’être accompagnée d’une auteure qui avait déjà trois livres à son actif. Cela m’a beaucoup aidé puisqu’elle m’a dispensé de nombreux conseils. Entre autres :

1/Ne sois pas fâchée si on retravaille tes phrases.

2/Attends-toi à ce qu’on coupe des bouts de texte qui ne sont pas essentiels à l’histoire.

3/Fais attention à ton nombre de personnages et d’actions, s’il y en a trop, on risque de se perdre dans ce que tu nous racontes.

Une autre chose qui m’a beaucoup aidé dans le processus pour écrire mon premier livre, c’est tous les gens qui étaient autour de moi. Il ne faut pas hésiter à faire relire notre texte au plus de personnes possible. Il faut être prêt à accepter la critique et à retravailler notre texte autant que nécessaire. C’est avec les commentaires de plusieurs lecteurs que nous arriverons à faire un texte qui plaira et qui sera agréable à lire.

Si tu penses à écrire ton premier livre, lance-toi! Je t’assure que c’est une aventure qui vaut la peine d’être vécue. Je ne dis pas qu’elle sera facile, mais crois-moi, voir nos lecteurs avec des étoiles dans les yeux dans les salons du livre est un cadeau extraordinaire!

Boisvert, Lora

Il n’y a qu’une formule magique : écrire et réécrire

Eh ! oui. Il faut l’écrire, ce premier livre, mais… il faut surtout ne pas se décourager après un premier jet imparfait parce que c’est lors des réécritures que tu pourras polir ton diamant jusqu’à ce que l’histoire que tu avais en tête apparaisse sur le papier.

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

En fait, j’ai commencé à inventer des histoires très jeune. À ce moment, je ne le faisais que pour le plaisir. Lorsque j’ai décidé d’aller plus loin dans l’univers de l’écriture, je cherchais à concevoir des phrases complexes, à utiliser des figures de style singulières, à créer des aventures originales. Et, j’avais hâte d’y arriver !

C’est beaucoup trop de pression ! On se met des bâtons dans les roues à force de rechercher la formule magique. Il faut juste s’arrêter sur l’idée qui nous appelle, qui nous paraît intéressante et qu’on a envie de voir évoluer. L’originalité est évidemment un critère de sélection pour un éditeur, mais elle ne se présente pas seulement dans le récit. Elle se montre aussi dans l’approche de l’auteure, sa vision, sa manière d’amener le sujet. Pour arriver à trouver sa voix narrative, il faut prendre le temps d’écrire et de réécrire jusqu’à ce que l’on considère que le texte semble complet (et il ne sera pas encore terminé).

Mais si votre but premier est encore de prendre la plume, réservez-vous une période juste pour écrire sans dérangement possible. Et plongez ! Le premier jet sera mauvais, acceptez-le ! Même les meilleurs auteurs n’écrivent pas des œuvres de génie dès la première ébauche. Pour tout le reste, il faut de la patience, de la persévérance et de l’humilité, parce qu’il y aura toujours quelque chose à améliorer. Bonne écriture !

Graveline, Rachel

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

J’aurais aimé savoir qu’il est normal, pour un premier jet, de ne pas être bon! C’est au fil du travail de ré-écriture que l’histoire prendra ses forme et que le style émergera. Pour mes premiers romans, je détestais re-travailler mes textes. Je trouvais le tout long et fastidieux… alors qu’avec le temps j’ai appris à appriécier que c’est à ce moment là que notre histoire se mets à briller de son véritable éclat.

Bacon, Annie

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Que l’écriture est la partie la plus facile. La correction est ce qui me pose le plus de problème et me prend le plus de temps. On s’attache aux personnages, on construit des images et il faut parfois tout refaire. C’est un petit deuil à chaque fois, mais, avec le temps, ça devient plus facile et donc, il ne faut pas se laisser décourager par les premières corrections. Plus on écrit, plus on corrige ses erreurs d’avance et moins on doit travailler par la suite! Un autre truc que j’aurais aimé savoir: il n’y a pas d’idée 100% originale. Tout a déjà été fait et tenter de ne pas ressembler à aucun autre livre est une perte d’énergie et c’est se mettre beaucoup trop de pression sur les épaules! Chacun de nos livres a des éléments d’un autre livre (même si on n’en est même pas conscients). Ce qu’il faut faire, c’est trouver une idée qui nous allume et foncer!

Champagne, Samuel

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

J’aurais aimé savoir à quel point c’est long, écrire un livre! Avant d’écrire, j’avais l’impression qu’il suffisait d’avoir une idée pour que, pouf!, le livre s’écrive tout seul. Pour moi, l’écriture, c’était un peu comme de la magie. La formule magique était simple: prenez un crayon, un cahier, ajoutez une dose d’inspiration, une pincée de talent et vous obtiendrez un bon roman. Dans la réalité, j’ai vite constaté qu’il me fallait du temps pour faire des plans, pour écrire, me relire, réécrire, rerelire, réréécrire… Bref: il faut être patient! Derrière chaque bonne histoire, il y a des heures (des mois, des années!) de travail. Le premier jet sera rarement un chef-d’oeuvre!

Glorieux, Karine

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

En tant que journaliste, j’ai passé des années à écrire plein de choses… sauf un roman! Parce que j’avais PEUR. J’avais peur de ne pas faire comme il faut, de ne pas être assez bonne. J’avais peur d’être jugée, de mettre une petite partie de mon âme sur papier et de le montrer à tout le monde… Mais si j’avais su que le seul fait d’affronter cette peur (qui ne s’estompe pas vraiment avec le temps, désolé!) procurait un tel sentiment de fierté et de satisfaction, je pense que je l’aurais fait bien avant!

Mais pour le savoir, il fallait tout simplement que je le fasse. C’est ça, le secret. Il faut se lancer! Il faut écrire, écrire, écrire. Mon conseil? Commencez par écrire une histoire au complet. Du début à la fin. Ça n’a même pas besoin d’être une BONNE histoire. C’est bien plus facile de retravailler un texte que d’affronter une page blanche, alors évitez de vous juger à chaque phrase ou à chaque mot que vous choisissiez.

Et ne pensez jamais que vous n’êtes pas à la hauteur. J’ai longtemps pensé que le fait que j’aie plus de facilité à écrire des dialogues que des descriptions ne faisait pas de moi une véritable écrivaine. Mais tout le monde a des forces et des faiblesses, et c’est ce qui fait qu’il y a tant d’artistes différents. Si vous travaillez fort, que vous êtes disciplinés et que vous avez envie de raconter des histoires, rien ne devrait vous arrêter!

Chouinard, Edith

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Beaucoup de choses, en vérité, mais la plus importante serait sans doute de découvrir que le véritable travail commence après l’écriture du premier jet. Une fois que l’on a écrit les trois dernières lettres – généralement F, I et N – débute le travail de direction littéraire. Si on a un éditeur sérieux ou un bon mentor (et encore mieux: les deux!), c’est la partie où l’auteur pile sur son orgueil et accepte de sabrer dans son oeuvre qu’il trouve si géniale, de repenser certains passages et de faire de son texte une oeuvre qui soit publiable.

Loranger, Patrick

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

L’écriture, c’est comme le sport. Plus on s’exerce, plus on s’améliore. Ça vient rarement tout seul. Il faut travailler fort, s’ajuster, accepter les critiques, tomber, se relever, et se remettre au boulot. Ce n’est pas facile tous les jours, mais les victoires sont si belles que tout ce processus en vaut la peine. Ne te décourage surtout pas. 🙂

Guilbault, Geneviève

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

1/ Fais un plan pour mieux construire ton intrigue.

2/ Lis d’autres livres de la collection où tu vises envoyer ton manuscrit pour éviter les répétitions.

3/ Écris sur quelque chose qui te passionne sinon ce sera un exercice éprouvant.

4/ C’est normal de réécrire vingt fois le même paragraphe. Pour finalement décider de le couper.

5/ Écrire est d’abord un travail solitaire, mais une fois le manuscrit entre les mains d’un éditeur, ça devient un travail d’équipe où faire des compromis et se remettre en question devient une qualité.

Laforce, Louis

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Quand j’ai commencé à écrire, je croyais que mon roman devait être parfait avant que je l’envoie à des éditeurs. J’aurais aimé savoir que la perfection n’existe pas et qu’un texte peut être retravaillé. Que c’est à force de le réécrire, encore et encore, que le roman finira par devenir bon. J’aurais aussi aimé savoir que le roman s’écrit souvent par lui-même. Que pour moi, la planification est souvent inutile, car je vais finir par déroger du plan initial. Mes personnages vont s’affirmer d’eux-mêmes et se montrer à moi en cours d’écriture. Oui, ça me prend une base, mais nul besoin de connaître ma fin, ni même les péripéties avant de me mettre à écrire. J’aurais aimé avoir la confiance que j’ai maintenant en mon processus créatif! C’est quasi magique! Alors n’attends plus et lance-toi, car c’est en écrivant que ton projet prendra forme…

Bibeau, Amélie

Un livre se construit comme une maison

Un livre se monte peu à peu, étape par étape. Même si les étapes sont pratiquement les mêmes d’un projet à l’autre, l’ordre et le comment varient grandement entre écrivainEs. Il faut que tu trouves ce qui fonctionne pour toi. Et ces écrivainEs te partagent leur processus d’écriture pour que tu puisses t’en inspirer et mettre sur pied le tien et coucher sur papier ce premier livre qui tourne dans ta tête.

Si jamais tu veux aussi t’inspirer du mien, j’ai écris un article sur mon processus : 5 étapes pour écrire son premier roman sans migraine.

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Avant d’écrire mon premier livre, j’aurais aimé savoir qu’un livre se construit un peu comme une maison… J’ai d’ailleurs préparé une courte capsule sur Youtube pour expliquer mon processus d’écriture. L’important, c’est de s’amuser !

Turgeon, Élizabeth

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Je m’appelle Anne Robillard et je suis l’auteure de la saga des Chevaliers d’Émeraude, qui a vu le jour en 2002, ainsi que de nombreuses autres séries, depuis. Lorsque j’ai publié le tome un des Chevaliers d’Émeraude, ce n’était pas le premier roman que j’écrivais. En fait, j’ai commencé à écrire à l’âge de six ans et je n’ai jamais arrêté. L’avantage d’écrire tous les jours pendant des années, c’est qu’on s’améliore sans cesse. Évidemment, étudier intensivement le français pour bien l’utiliser, c’est aussi un atout.

Le premier roman n’est pas forcément le plus difficile à écrire si on est discipliné et si on applique une bonne méthodologie de travail. Je ne prétends pas posséder la méthode miraculeuse, mais elle fonctionne à merveille pour moi, alors je veux bien la partager avec vous. Tout d’abord, l’ingrédient le plus important, c’est évidemment l’idée de base du récit. Il faut que ce soit le germe d’une histoire que personne n’a jamais écrite avant vous ou, si vous choisissez un thème vieux comme le monde, vous devez le traiter d’une façon unique. Vous ne devez jamais vous approprier la trame, les lieux, les noms et les personnages d’auteurs connus. Vous devez développer les vôtres pour éviter d’éventuelles poursuites en justice.

Personnellement, je travaille par étapes. Je commence toujours par une « grille » dont chaque case représente un chapitre. À vous de décider combien vous en aurez besoin. Vous pouvez évidemment en ajouter et en retrancher au fur et à mesure que vous avancez. Dans chaque case, je n’écris que quelques mots, qui résument ce que comprendra chaque chapitre, comme « introduction des lieux », « présentation des personnages principaux » (les personnages secondaires viendront plus tard), etc. Je ne passe pas à l’étape suivante avant d’avoir terminé la grille, afin de me donner une vue d’ensemble du roman. C’est donc le squelette de votre histoire et les cases sont tous les os dont elle a besoin pour s’articuler.

Une autre condition essentielle pour écrire une œuvre que les lecteurs dévoreront avec le plus grand plaisir, c’est que vous sachiez, dès le départ, comment elle se terminera. Il ne vous reste alors qu’à emprunter des chemins tortueux, mais logiques, entre le début et la fin du récit pour que les lecteurs n’en voient pas venir le dénouement.

Ma deuxième étape consiste à suivre les indications de ma grille afin d’écrire, pour chaque chapitre, ce que j’appelle un « résumé », même si, des fois, il a tout près de soixante pages ! Je m’y raconte l’histoire à moi-même, en n’y mettant que l’action et une partie des dialogues, mais aucune description ou émotion, à ce stade-ci. C’est également à cette étape que je procède aux recherches qui s’imposent pour appuyer ce que j’avance dans le récit. Même si vous écrivez du fantastique, vous ne pouvez pas dire n’importe quoi. Si vous désirez écrire un roman historique, alors là, vous n’avez pas le choix. Vous devez faire des tonnes de recherches.

Ma troisième étape, c’est d’écrire le premier jet à partir de ce résumé. J’y ajoute alors les descriptions, les réflexions et les émotions. Il est très important de l’écrire d’un seul trait, sans vous arrêter. Lorsque le manuscrit est enfin complété, vient la dernière étape, soit le peaufinage. C’est là que vous ouvrez le dictionnaire et que vous vérifiez la signification des mots que vous avez utilisés et que vous vous assurez qu’il ne manque aucun raccord entre les événements. Je sais que ça peut vous sembler être un long processus, mais si vous voulez éviter les oublis et les erreurs de logique, à mon avis, il est nécessaire. Je vous assure qu’il ne brime en aucune façon l’enthousiasme de raconter une histoire qui nous tient à cœur, au contraire. Et plus on applique ces étapes, plus on le fait avec facilité. Au début de ma carrière, je mettais un peu plus de trois mois à écrire un roman. Maintenant, je peux le faire en sept semaines.

Peu importe le nombre d’étapes dont vous aurez besoin, les principaux éléments magiques de l’écriture sont l’inspiration, l’imagination et la passion. Si pour vous, c’est de la torture, alors vous n’êtes peut-être pas à la bonne place. Écrire des histoires envoûtantes et enlevantes, que ce soit par le biais d’un roman, d’un recueil de poésie, ou d’une BD, ce doit être votre drogue, votre raison de vivre, un besoin aussi élémentaire que de manger, respirer et dormir. Mais surtout, dans mon cœur, c’est le plus beau métier du monde.

Robillard, Anne

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Lorsque j’ai commencé à rédiger mon premier roman, je n’avais nulle intention d’en faire un roman : je n’écrivais que pour le plaisir et la liberté que le tout m’offrait. Ce que j’ai plus tard compris, c’est qu’en dépit de cette possibilité de s’évader dans l’imaginaire, il faut conserver une certaine pensée rationnelle. Quand on ne sait pas comment s’y prendre pour écrire un livre, il est toujours conseillé de bien planifier la démarche d’écriture que l’on souhaite. On peut débuter par établir des personnages détaillés, attribuer des caractéristiques à un univers que l’on invente, et même, un peu plus tard, rédiger un plan de rédaction. Beaucoup argumenteront qu’il est difficile, par la suite, de s’en tenir à ce plan, mais si ce plan n’existe pas dès le départ, l’histoire risque de manquer de structure. En résumé, je dirais qu’il faut toujours suivre ses rêves, mais qu’il ne faut pas perdre de vue la planification de ses objectifs !

Lemire, Justin

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Excellente question! Plusieurs choses et rien du tout. Trop en savoir m’aurait peut-être enlevé le courage d’écrire. J’ai commencé à écrire discrètement, sans en parler à personne. J’appelais mon manuscrit « ma patante ».

Cela dit, j’aurai aimé savoir qu’écrire prend du temps. Pour moi, c’est important de laisser mes histoires et mes textes prendre l’air. J’y reviens encore et encore, réécrivant un même paragraphe des dizaines de fois, parfois juste pour changer un mot ou ajouter une virgule. J’aime aussi me laisser inspirer par le quotidien. Quand j’écris, je deviens attentive à tout : la couleur des feuilles au printemps, la température de l’air, la façon dont s’exprime un ami. J’intègre ces détails à mon histoire. J’adore cet état où l’écriture et la vie ne font qu’un.

Autrement, j’aurai aimé être guidé quant à l’utilisation des temps de verbe. Au début, j’utilisais principalement le passé simple que je mélangeais à d’autres temps de verbe sans logique claire. J’ai compris plus tard que, puisque mes récits se situent surtout dans un passé récent, l’imparfait et le passé composé étaient de meilleurs choix. Mon prochain projet est par ailleurs écrit au présent. Je pense que je sais mieux m’y retrouver.

Il faut dire que j’ai une très bonne éditrice qui est un peu à l’image d’une enseignante. Être accompagné m’apparait indispensable, même si ce n’est pas toujours facile de recevoir des commentaires sur un texte qui a nécessité beaucoup de travail.

Il y aurait tant à dire, mais je m’arrête ici en espérant avoir la chance de vous lire bientôt!

Vaillancourt, Brigitte

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Que l’étape la plus importante, c’est l’écriture. Que c’est difficile de mener un manuscrit à terme et qu’il est plutôt facile de « procrastiner » dans la correction et le peaufinage de ce qui est déjà écrit, alors que de continuer à faire progresser le manuscrit donne l’impression d’une gigantesque montagne. Surtout lors du premier manuscrit. J’aurais également aimé qu’on me dise que oui, il existe des méthodes et des processus d’écriture qui sont appréciés par certaines personnes qui écrivent, mais qu’au final, chaque personne a son propre cheminement créatif, sa propre façon de faire qui va fonctionner pour lui, mais peut-être pas pour les autres… et les méthodes des autres ne fonctionnent pas nécessairement pour nous. C’est important de s’écouter dans ce processus et de se faire confiance!

Marineau, Marie Noëlle

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

À quel point un plan et un synopsis (résumé long) peuvent nous sauver la vie quand on écrit un premier jet ! Le plan n’a pas à être parfait et pas besoin de TOUT dire ce qui se passe dans chaque chapitre non plus ! Mais juste d’avoir une base, de savoir quel personnage est présent dans quel chapitre et qu’est-ce qui se passe dans chaque chapitre, ça fait vraiment toute la différence pour un premier roman ! Sinon, on risque de s’éparpiller en voulant tout dire en même temps, ou au contraire, de manquer de jus en plein milieu de l’histoire.

Il faut aussi comprendre que le plan n’est jamais coulé dans le béton. On peut y retourner durant l’écriture pour le modifier, l’améliorer, voire déplacer des chapitres complets ! C’est vraiment un outil de travail et il faut le voir comme tel.

Comme j’ai commencé avec une trilogie, je n’ai jamais pensé à faire un plan global de la trilogie, et arrivé au troisième tome, ça m’a joué des tours parce que je devais attacher le fil des intrigues qui duraient depuis le tome 1 et 2 mais aussi proposer une histoire intéressante et qui se tienne pour le tome 3 ! Bref, avec un plan complet de la trilogie EN PLUS de mes plans pour chaque tome, je m’en serais mieux sorti !

Bonin, Pierre-Alexandre

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Avant d’écrire mon premier livre, j’ai été rédactrice, réviseure et journaliste pendant 15 ans, et j’ai une formation universitaire en rédaction professionnelle. Donc, j’étais déjà bien outillée avant d’écrire mon premier livre 🙂 Voici mes meilleurs conseils.

Tout d’abord, dans quel but est-ce que tu écris ce livre ? Pour toucher les gens, leur faire vivre une aventure, les éduquer, les instruire sur un sujet, les divertir, les faire rire, passer un message sur un enjeux de société ? C’est important de savoir POURQUOI tu écris, car ça va teinter tout le reste (le ton, les mots employés, le style, etc.).

Ensuite, écris un synospis. C’est un résumé de ton histoire, ou de ton livre. Mets le plus d’éléments que tu veux retrouver dans le livre dans ton synopsis.

Après, fais-toi un PLAN d’écriture, c’est super important de se faire un plan, que ce soit pour un livre, un texte dans tes cours de français, un article pour un journal, etc.

Fais-toi aussi un échéancier avec une DATE à laquelle tu auras terminé l’écriture idéalement. Exemple pendant le mois de mai, j’écris 2 chapitres de mon prochain roman jeunesse. En juin, 3 chapitres, etc. La livraison de mon manuscrit est en octobre. Prévois du temps de pauses entre les différentes étapes (synopsis, plan, écriture des chapitres).

Quand on arrête un peu, ça nous fait prendre du recul et ensuite, ça bonifie l’écriture et l’histoire. Laisse-toi du temps pour bien réviser ton texte, à la fin. C’est super important ! La qualité de la langue, c’est sacré quand on écrit. Tu peux demander de l’aide pour cette étape. Est-ce que j’utilise des mots diversifiés, est-ce qu’il y a des répétitions, est-ce mes dialogues sont fluides, etc.

Et enfin, deux conseils : il n’y a pas de magie à écrire un livre. C’est du travail. Il faut s’asseoir, avec notre crayon ou notre ordinateur, et il faut écrire. C’est une discipline. Une fois que tu as compris cela, dernier conseil: AIE DU PLAISIR ! 🙂

Gourdeau, Geneviève

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

Comment faire pour écrire un livre? Se lancer! Débuter! Après ça viendra tout seul! Oui et non. Du moins c’est ce que j’ai appris.

Je pouvais écrire des pages et des pages, sur plusieurs jours et puis soudain, plus rien. J’étais bloquée. Je ne voyais plus de dénouement. J’ai donc décidé de relire ce que j’avais écrit pour me rendre compte que ce que j’avais écrit pouvait, à certain moment, se répéter.

C’est à ce moment que j’ai décidé de me créer un plan. Je me suis fait un tableau décrivant les endroits, les personnages, les évènements, les intrigues, etc. J’ai commencé à faire des liens entre eux au lieu de laisser aller mon imagination et mes idées directement sur une page blanche. J’ai trouvé cela plus facile par la suite pour écrire mon livre. Je m’étais fait une description de ce que je voulais écrire dans chaque chapitre. Ayant les grandes lignes du chapitre, je connaissais donc mon objectif, et de là, je pouvais laisser mon imagination me guider vers mon objectif.

Que faire une fois l’histoire terminée? La relecture! Je n’avais aucune vision pour cela non plus. J’ai relu mon premier manuscrit sans trop savoir ce que je cherchais à faire. Puis je me suis mise à corriger des erreurs de syntaxe, puis des fautes d’orthographe, puis la ponctuation. Pour me rendre compte, au bout de quelques chapitres que je ne me souvenais plus si j’avais porté mon attention à l’orthographe, ou à la ponctuation. Je me suis donc donnée l’objectif de relire, une première fois le manuscrit pour la syntaxe, une deuxième fois pour la ponctuation et finalement pour voir si le tout se tient.

Étant satisfaite, j’ai demandé à un ami de lire le livre et de me dire ses commentaires. Il faut rester ouvert aux critiques, cela ne peut qu’améliorer le produit final.

Voici d’autres informations que j’aimerais partager avec vous : n’oubliez pas de numéroter vos pages; si, comme dans le cas de mes premiers livres, vous avez besoin d’un(e) illustrateur(trice) essayez de garder un bon rapport avec lui/elle. Vous aurez aussi besoin de prendre en considération le temps que cela prendra dans votre projet. Non seulement vous devrez réviser les dessins, mais vous n’aurez pas forcément le contrôle sur les échéanciers des dessins./ Vous voyez, il ne s’agit pas simplement d’écrire l’histoire, il faut penser au produit final et tout le temps requis pour la conception du livre. Durant votre projet, essayez de vous entourer de personnes qui sont aussi motivées que vous pour votre projet.

Une fois que vous êtes satisfait de votre livre, comment le publier? Prenons l’exemple avec une maison d’édition (sachez que vous pouvez aussi décider de publier vous-même votre livre, mais pour l’exemple que j’ai choisi, voyons comment choisir une maison d’édition).

Voici ce que je vous propose pour trouver une maison d’édition. Visitez des salons du livre. Parlez avec des auteurs pour connaître leur expérience avec leur maison d’édition. Essayez même de parler directement avec des représentants de maisons d’édition. Faites-vous connaître. On ne sait jamais, une connexion face à face peut faire une différence lorsque vous envoyez votre manuscrit. Vous pourrez ainsi relater votre rencontre lors de tel ou tel Salon du livre. Mais surtout, ne vous découragez pas. Cela peut prendre plusieurs mois et même des années avant d’obtenir une réponse de la maison d’édition. Et ne soyez pas surpris non plus si certaines maisons d’édition ne vous répondent pas. Votre manuscrit peut être un best seller mais malheureusement, la maison d’édition a peut-être atteint son quota pour le type de livre que vous avez écrit. Rien ne vous empêche d’envoyer votre livre à une autre maison d’édition.

Ne laissez personne vous décourager! Foncez! Si vous ne faites rien, il ne se passera rien! Mettez toutes les chances de votre côté! Bon succès et au plaisir de lire un de vos livres un jour!

Saad, Valérie

Le Cercle des écrivainEs est partenaire des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

J’écris beaucoup mes textes comme si c’était pour réciter devant un publique. Comme si j’avais prévu m’en servir lors d’un spectacle. Les phrases peuvent ainsi se lire plus facilement et aide le lecteur à mieux visualiser ce que j’écris.

Loran

Si tu écris ton premier livre avec passion, tu es sur la bonne voie

Le plus important dans l’écriture de ton premier texte créatif, c’est d’écrire à propos de quelque chose qui te tient à coeur.

Est-ce un enjeu politique ? Une problématique typiquement humaine ? Peut-être une émotion ou une thématique ? Et pourquoi pas jumeler deux passions et écrire sur ta passion du tricot ?!

Voici ce que les écrivainEs ont à dire sur cette partie importante de l’écriture : la passion.

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Il ne faut surtout pas écrire pour tenter de plaire, mais plutôt écrire sur ce qui nous dérange, nous interpelle ou nous passionne et ce, sans se censurer. Bizarrement, plus une œuvre est personnelle et plus elle touche un grand nombre de personnes.

Pagé, Maryse

Je t’aime d’ici… de Belle Elaine en vente sur Amazon

Que la confiance en soi, en ses écrits et en ses idées est primordiale. Quoiqu’en pensent les autres, il faut écrire avec son coeur et être soi-même. Il faut être honnête lorsqu’on écrit, et seulement écrire ce qui nous plait et ce qui nous ressemble. Ne pas chercher à écrire pour plaire à un lectorat, une personne, ou pour rentrer dans une case en particulier. Les plus grands succès ne sont pas des textes qui sont fait pour plaire, mais des textes qui sont écrits avec le coeur. En ce qui concerne l’édition et la publication, juste vieux un proverbe : » Patience est mère de toutes les vertus ».

Belle Elaine

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On apprend beaucoup en lisant le travail des autres auteurs. D’abord, parce que lire nous permet de mieux connaître les genres, les auteurs ou le type de livres qui nous plait. Il permet de comprendre quelles sont nos influences et de voir différentes possibilités, de s’inspirer. Se tenir au courant de l’offre littéraire dans le genre qui nous intéresse permet au moment de l’écriture de se démarquer par son originalité en choisissant un thème ou angle peu ou jamais abordé. J’étais (et je suis toujours) médiatrice culturelle et animatrice littéraire avant d’écrire mon premier album jeunesse. J’avais donc lu beaucoup de livres avant de me lancer dans l’aventure de l’écriture. Au début, le fait d’avoir lu beaucoup constituait pour moi un frein et m’empêchait d’écrire car je me comparais aux auteurs que j’admirais et je me demandais bien ce que je pouvais proposer de plus.

J’ai appris que d’écrire demande dans un deuxième temps de se distancier de tout ce qu’on a lu et de se demander quelle est LA CHOSE qu’on a le plus au monde envie de raconter. Il faut trouver un sujet qui nous fait vraiment vibrer et qui nous passionne assez pour que l’on veuille y consacrer beaucoup de notre temps.

Pour ma part, j’ai cherché à parler d’un évènement plus près de moi qui survenait dans mon quotidien et qui me rendait très impatiente à chaque fois : les enfants qui avaient l’impression de rater leurs bricolages dans mes ateliers. En creusant un peu mon sujet, j’ai réalisé que je souhaitais parler de la peur de l’échec et que ce thème était peu abordé en littérature jeunesse à l’époque. Cette peur de l’échec, je pouvais bien la comprendre, car je la ressentais moi aussi pendant l’écriture. J’ai ensuite cherché à mener une petite recherche auprès d’artistes afin de savoir comment ils composaient avec cette peur durant leurs créations. Ceci a aidé à nourrir mon texte.

On a souvent l’impression que tout a déjà été dit mais c’est faux. Il y a toujours un angle, une perspective nouvelle inexplorée à découvrir.

Baladi, Tania 

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Que nous devons avoir une structure. Que le processus est long et difficile, mais tellement constructif. Le plus important quand on écrit on doit le faire avec son coeur, être plus personnel possible.

Jenniss, Dave

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J’aurais aimé savoir que mon amour pour le partage d’histoires par la parole était un indicateur que j’aurais pu être un auteur. J’avais toujours des ennuis pour avoir parlé. Ce que je faisais vraiment, c’était de partager mon amour du monde dans lequel je vivais. Quelqu’un aurait dû me dire que j’étais un conteur né et que je devrais essayer d’appliquer cette passion à l’écriture.

Bouchard, David

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D’abord et avant tout, il faut écrire sur un sujet que l’on aime. Dans notre cas, c’est le médiéval fantastique avec ses valeureux héros/héroïnes, créatures inventées, dragons et magies. Déjà amateurs de jeux style Donjons & Dragons et de Grandeur Nature, ce genre nous laisse libres de faire déborder notre imaginaire. Parce que ton sujet t’intéressera, tu auras naturellement envie d’en savoir davantage et de découvrir tous les aspects cachés du thème. Plus tu en sauras, plus ton écriture sera riche et variée. Comme la recherche est indispensable à une histoire intense et intéressante, c’est le temps de dévorer les films, livres, articles et découvertes scientifiques. Pas pour copier, mais pour t’inspirer et t’amener à créer ton propre univers.

Sois passionné par ton projet d’écriture! Ose en parler, évoque tes personnages, les lieux, les aventures possibles et les intrigues. Compare avec les autres histoires déjà publiées, tu verras souvent des ressemblances. Même si on dit qu’on n’invente jamais vraiment parce que notre imaginaire s’appuie sur ce que l’on connait déjà, ne t’inquiète pas : c’est ta façon de voir cette réalité qui te rendra unique et différent. Trouve ta saveur, ton style d’écriture. Écoute avec humilité ce que les autres ont à dire, corrige et améliore ton texte, recommence s’il le faut. Tout cela en vaut la peine.

Si tu as la chance que nous avons eue de trouver un partenaire d’écriture qui te respecte, encore mieux! Rien de tel pour confronter ses idées et pour n’en conserver que les meilleures. Pour nous, chacun apporte des aspects positifs à l’histoire tout en laissant de l’espace à la création. Nous discutons de la trame narrative ensemble, argumentons beaucoup, mais tandis que l’un est maître dans l’intrigue et l’action, l’autre enrichit le récit par des images et des émotions. En fait, écrire à quatre mains ajoute cette sensibilité unique qui fait que Seyrawyn se démarque.

Enfin, n’ait pas peur de l’autoédition, en papier ou en ligne, et de devenir un auteur-entrepreneur. Beaucoup de créateurs commencent par ce chemin, nous les premiers! Il y a maintenant des groupes d’entraide efficaces. Apprends, lis, tiens-toi au courant de tous les aspects techniques de ce métier, compare, inspire-toi des meilleurs. Avec de l’originalité, des efforts et de la persévérance, tu feras ta place dans ce milieu qui n’est ni facile ni tendre avec les nouveaux venus. Alors, bonne inspiration et bonne écriture! Tes amis, Martial et Maryse.

Pepin, Maryse et Grisé, Martial

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Il faut faire preuve de beaucoup de résilience lorsqu’on écrit, car notre œuvre sera lue, relue et corrigée plusieurs fois avant d’être éditée. Il faut parfois laisser aller des idées ou des passages auxquels on tient et ce n’est pas facile, du moins pour moi! J’aurais probablement été plus ouverte et moins émotive face aux changements demandés si j’avais été mieux préparée. 

Pépin, Chantal

En bref

Je ne sais pas pour toi, mais ce qui m’a le plus touché, c’est la passion du métier que je suis capable de sentir entre les lignes. Elle émane de leurs paroles. Ces écrivainEs ADORENT écrire et ça se sent. Donc si tu dois ne retenir qu’une chose que ça soit celle-ci : écris avec passion !

Et toi, qu’aurais-tu aimé savoir avant d’écrire ton premier livre ? Si tu es dans le processus d’écrire cette première histoire, quel conseil a le plus résonné avec toi ? Continuons la conversation dans les commentaires ou sur le Instagram du Cercle des écrivainEs : @cercledesecrivains

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